قرائت› دفتر ۱› بخش ۷۲ - نظر کردن شیر در چاه و دیدن عکس خود را و آن خرگوش را› بیت ۱۳۲۲
M1:1322 — گر بدندانش گزی پر خون کنی / درد دندانت بگیرد چون کنی
M1:1322
شرح و معنا · به زبانِ تو — AI
Cet acte de blesser autrui est une illusion ; en réalité, la douleur que tu infliges te revient inévitablement, car tu ne fais que t'attaquer à toi-même.
Ce couplet fait partie de la morale que Rûmî tire de l'histoire du lion et du lapin. Le lion, trompé par le lapin, voit son propre reflet dans un puits et, croyant voir un rival, l'attaque avec fureur. En se jetant sur son image, il se jette en fait dans le puits et se noie.
L'image de la morsure qui fait mal aux dents de celui qui mord est une métaphore puissante de ce principe d'action et de réaction spirituelle. La violence que nous projetons sur les autres, les défauts que nous leur attribuons, sont souvent le reflet de notre propre nature intérieure non reconnue. En les attaquant, nous nous attaquons à nous-mêmes. La douleur ressentie n'est pas une punition extérieure, mais la conséquence directe et naturelle de notre propre acte, comme la douleur dans la mâchoire après une morsure violente.
Rûmî utilise cet exemple pour illustrer une vérité fondamentale du cheminement soufi : la purification de soi passe par la reconnaissance de ses propres défauts (nafs) qu'on a tendance à projeter sur le monde extérieur. L'« ennemi » que le lion voit est une projection de sa propre arrogance et de sa propre colère. Le mal que l'on fait à un être vulnérable (« le faible » mentionné dans les vers précédents) est en fin de compte une blessure que l'on s'inflige à soi-même.
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