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M2:185 — مفترق شد آفتاب جانها / در درون روزن ابدان ما
M2:185
شرحِ سروش — dari rekaman kuliah Masnavi-nya
شرح
جلسهٔ 06 — [31:41:00] نیستان و حجاب معرفتی
یکی از معانی که به نظر من مولانا در همین نیستان و در این شکایت از فراق داره، چیزی شبیه اینه. رمزی که در این داستان قصر سیاهپوشان نظامی هست، کم و بیش در همین حدود است و به همین سبب به گمان من نه تنها این داستان، تمام داستانهایی که در هفت پیکر نظامیست قابل تأمله، اما این یکی به روشنی سرنوشت و سرگذشت ما رو نشان میده که از کجا به کجا رسیدهایم و چگونه اون وحدت ما بدل به کثرت شده است، اونجایی که با همه بودیم، به قول مولانا:
آمدیم متکثر شدیم، فراوان شدیم. یعنی نه تنها هبوط کردیم، بلکه به کثرت هم مبتلا شدیم. وقتی که دوباره صعود میکنیم و از این هبوط و از این افت خارج میشیم، البته اینا هیچکدوم زمانی نیست، معرفتی و علمی و از طریق آگاهیست، دوباره به وحدت میرسیم، دوباره به وصال میرسیم. اون آگاهی هم از طریق علمآموزی نیست. این برای اینکه اون حجاب حیرت و اون سحاب احتجاب بدرد، از طریق ورزیدن است، یعنی عمل کردن و ورزش کردن و سلوک کردن تا اینکه بدرد و با این شعر مولانا ختم کنم. گفت:
به زبانِ تو — Bahasamu · AI
L'Âme universelle unique, tel un soleil, apparaît comme multiple et séparée lorsqu'elle se manifeste à travers les corps individuels, qui sont comme autant de fenêtres.
Ce couplet est au cœur d'une des idées maîtresses de Rumi : l'unité fondamentale de l'être, qui se manifeste en apparence comme une multiplicité. La véritable réalité spirituelle, l'« âme » ou l'Esprit (en persan, jân), est comparée à un unique soleil. Nos corps physiques (abdân) sont comparés à des fenêtres ou des lucarnes (rowzan). Un seul et même soleil brille, mais sa lumière, en passant par d'innombrables ouvertures distinctes, donne l'illusion de multiples rayons séparés.
Dans le contexte des vers qui précèdent et qui suivent, Rumi explique que la perception de la séparation est une illusion née de notre attachement au monde physique et à l'ego (l'« âme animale »). Celui qui regarde directement le disque solaire voit son unité ; celui qui ne voit que la lumière filtrée par les fenêtres des corps reste dans le doute et perçoit la division. Pour Rumi, comme pour d'autres mystiques, le chemin spirituel consiste à transcender cette perception fragmentée pour retrouver la conscience de l'unité originelle, un retour à la source unique d'où tout provient. Cette « chute » dans la multiplicité n'est pas tant un événement temporel qu'un état de conscience, un voile de l'ignorance que la pratique spirituelle vise à déchirer.
- مفترق
- Dispersé, fragmenté, séparé. De la racine arabe F-R-Q, qui connote la séparation et la distinction.
- جانها
- Pluriel de *jân* (جان). Signifie « âmes », « esprits » ou « vies ». Ici, il désigne l'Esprit universel ou la source unique de la vie spirituelle.
- روزن
- Lucarne, petite fenêtre, ouverture laissant passer la lumière. Une image fréquente chez Rumi pour désigner le corps ou les sens comme des ouvertures limitées sur la réalité.
- ابدان
- Pluriel de *badan* (بدن), mot d'origine arabe signifiant « corps ». Désigne les corps physiques, considérés comme les véhicules ou les prisons temporaires de l'âme.
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