Baca› Kitab 4› Tafsir 'Aku adalah harta karun tersembunyi dan Aku ingin dikenal'› Bait 2543
M4:2543 — دست خایی بعد از آن تو کای دریغ / این چنین ماهی بد اندر زیر میغ
M4:2543
Makna · به زبانِ تو — Bahasamu · AI
Dans le contexte du récit, ce vers décrit le regret de celui qui, après la mort, réalise la précieuse réalité spirituelle qu'il a négligée durant sa vie. Il se lamentera d'avoir ignoré le trésor (la lune) qui se trouvait juste sous la surface de son existence terrestre (le nuage).
Ce couplet est le cri de remords de l'âme qui a manqué son occasion. Rûmî utilise une métaphore puissante : notre vie terrestre, notre corps et ses préoccupations sont comme une « maison en location » (M4:2545) ou un « nuage » (mīgh). Sous cette structure temporaire se cache un « trésor » (M4:2538), une « lune » (māh), qui symbolise la réalité divine, la connaissance de soi, le potentiel spirituel de l'âme.
L'injonction des vers précédents est claire : il faut « démolir la maison » soi-même, c'est-à-dire transcender l'ego et les attachements mondains pour découvrir ce trésor. Si l'on ne le fait pas, la maison s'écroulera d'elle-même à la mort (« cet édifice finira par être en ruines », M4:2540). Mais alors, le trésor révélé ne nous appartiendra pas. La récompense spirituelle est le fruit de l'effort conscient (saʿy), comme le rappelle le verset coranique cité juste avant (M4:2542).
L'image de « se mordre les mains » (dast khāyī) est une expression persane classique pour le regret intense et impuissant. La lune sous le nuage est une image poétique particulièrement évocatrice : la beauté la plus éclatante était là, toute proche, simplement voilée par quelque chose d'éphémère et d'insignifiant. Le regret est d'autant plus cuisant que l'obstacle était mince et la récompense, infinie. C'est le drame de celui qui passe sa vie à réparer les fissures du nuage sans jamais penser à regarder ce qu'il cache.
- دست خایی
- Littéralement « tu te ronges la main ». Une expression idiomatique persane signifiant un regret extrême et impuissant.
- کای دریغ
- Une interjection de lamentation : « Ô, quel dommage ! », « Hélas ! ». Exprime un regret profond.
- میغ
- Un mot poétique et archaïque pour « nuage ». Rûmî l'utilise ici pour désigner le corps, l'existence matérielle, qui voile la réalité spirituelle (la lune).
Discussion — Ask about this beyt — answered from the Masnavi, every verse cited
Your conversation stays on this device unless you share it.
What readers asked0
No questions shared yet — yours could be the first.